DES PRIMES MOINS ÉLEVÉES
AU LIEU DE CHARGES INSUPPORTABLES

Pour de nombreux ménages, les primes d’assurance-maladie sont devenues une part trop importante dans leur budget. Or, au lieu de soulager les ménages, de nombreux cantons diminuent les réductions de primes. Dans certains cas, ce démantèlement finance même des cadeaux fiscaux pour ceux qui en ont le moins besoin. En parallèle, les coûts ne cessent d’augmenter. Le prix élevé des médicaments et les salaires excessifs des médecins-chefs contribuent à cette augmentation constante des coûts de la santé.

Nos revendications pour une Suisse unie

Des réductions de primes
au lieu d’une « caisse maladie light »

L’assurance-maladie est financée au moyen de primes par tête. Un millionnaire paie la même prime qu’une personne à faible revenu. Le caractère antisocial de ces primes par tête est quelque peu atténué par les réductions de primes pour les personnes à revenu faible ou moyen. Cependant, ces dernières années, les majorités de droite, présentes dans de nombreux cantons, ont régulièrement diminué le financement des réductions de primes individuelles. Le processus de désolidarisation du secteur de la santé bat son plein. Des parlementaires de droite ont même demandé récemment la création d’une caisse maladie « light ». Celle-ci ne couvrirait plus les prestations coûteuses et deviendrait ainsi la caisse maladie des pauvres, à qui l’on pourrait refuser un traitement contre le cancer. Nous refusons catégoriquement cette politique antisociale et menons campagne pour des primes abordables et un système de santé pour toutes et tous, grâce à l’initiative d’allègement des primes.

Promouvoir la santé
au lieu de financer les profits

Pour les sociétés pharmaceutiques, les caisses maladie, les hôpitaux privés, les investisseurs et les autres acteurs, le système de santé représente un marché très intéressant. Leurs lobbyistes siègent au Parlement et n’hésitent pas à accorder à leurs bailleurs de fonds des avantages sur le marché de la santé. Sous le couvert de la concurrence, ils affaiblissent le rôle des pouvoirs publics et font grimper les coûts. Ce sont nous, les assuré-e-s, qui payons les primes et réglons la facture. Nous devons mettre fin à cette politique favorable aux intérêts des plus riches. À l’avenir, les primes doivent financer les services de santé plutôt que les bénéfices des compagnies pharmaceutiques, des caisses maladie et des hôpitaux privés. À cette fin, nous proposons toute une série de mesures, à découvrir dans le document du PS sur la santé.

Baisser les prix des médicaments
au lieu d’augmenter les profits

Grâce à la pression du PS, le prix des médicaments a été réduit, entraînant des économies de plusieurs centaines de millions de francs chaque année. Or, la majorité de droite empêche l’adoption de nouvelles mesures urgentes visant à réduire le prix des médicaments. Le prix des génériques à la vente est encore deux fois plus élevé en Suisse qu’à l’étranger. Alors que le camp bourgeois s’assure les profits des compagnies pharmaceutiques, il menace en même temps d’augmenter progressivement les franchises. L’augmentation des coûts serait alors répercutée de manière disproportionnelle sur les malades et ce sont les plus faibles d’entre nous qui seraient frappés le plus durement .

Pour que nous puissions briser la loi du plus fort le 20 octobre et créer de nouvelles majorités, il faut mettre en lumière les résolutions parlementaires irresponsables des quatre dernières années. Pour cela, nous avons besoin de votre aide !